Psychosanté de la femme
Parce qu’être femme est un facteur spécifique — biologique, psychologique et sociologique — je l’intègre au cœur de ma pratique clinique.
Je vous guide vers une meilleure compréhension du féminin.
Psycho santé de la femme
être femme
Les œstrogènes, la progestérone et la testostérone modulent l’humeur, la mémoire, l’attention, la motivation et les comportements d’adaptation. Ces variations sont documentées depuis plusieurs décennies, et relèvent de mécanismes physiologiques précis.
À cette base biologique s’ajoute une autre dimension, essentielle : la condition féminine. Simone de Beauvoir écrivait dans Le Deuxième sexe : « On ne naît pas femme : on le devient. » Cette phrase souligne que la féminité n’est pas seulement biologique ; elle résulte aussi d’une histoire, d’une éducation, d’un rôle social et de normes culturelles.
Une physiologie
Le corps féminin évolue selon des rythmes qui influencent directement la cognition et les émotions. La recherche scientifique montre notamment que :
- Les œstrogènes améliorent la mémoire de travail, la flexibilité mentale et la sensibilité émotionnelle.
- La progestérone influence la régulation émotionnelle, la perception de la fatigue et la réactivité au stress.
- Les fluctuations hormonales du cycle menstruel modifient l’attention, la motivation, la gestion du stress, la tolérance cognitive et la perception du risque.
- La périménopause et la ménopause s’accompagnent de modifications importantes du sommeil, de l’humeur et parfois des capacités attentionnelles.
C’est pourquoi j’intègre systématiquement la psychophysiologie dans mon accompagnement.
La santé mentale des femmes
La santé mentale des femmes ne se superpose pas à celle des hommes.
La psychosanté de la femme consiste à articuler les dimensions biologiques, psychologiques et sociales pour construire une compréhension juste, respectueuse et incarnée du fait d’être femme.
- Puberté et structuration identitaire,
- Cycle menstruel et variations neurocognitives,
- Contraception hormonale et impacts sur l’humeur ou la libido,
- Grossesse, post-partum, sommeil fragmenté et charge mentale,
- Parcours de fertilité,
- Périménopause et ménopause,
- Vieillissement hormonal.
Ces réalités ne sont pas des « fragilités féminines », mais montrent que la santé des femmes ne peut être comprise sans tenir compte :
- Des variations hormonales,
- De la socialisation genrée,
- Des violences visibles ou invisibles,
- De la charge mentale,
- De la sensibilité émotionnelle,
- Du modèle sociétal qui pèse sur le féminin.
Mon approche
Avant toute chose, je suis moi-même une femme, et je n’ai pas été guidée dans la compréhension de mon corps et de ma psychologie de femme.
J’ai cheminé au fil des ans, au rythme de mes divers troubles de santé somatiques et psychologiques, pour apprendre ce qu’on ne m’avait jamais appris : savoir vivre avec ma physiologie féminine.
Aujourd’hui, j’accompagne les femmes en m’appuyant sur :
- la neuropsychologie (fonctions cognitives, émotions, attention, stress),
- la psychophysiologie (cycle, hormones, sommeil, énergie),
- la psychologie clinique (histoire personnelle, transitions de vie),
- la psychologie existentielle (sens, identité, place, choix),
- la réalité sociologique du féminin.